En 2020, Mohammad Asadi Lari (lauréat du Prix national d’excellence pour étudiants 3M en 2018) est une des personnes qui a perdu la vie quand le vol 752 a été abattu près de Téhéran, en Iran. À ce moment-là, Mohammad était dans sa deuxième année d’un programme de huit ans menant à l’obtention d’un PhD/MD à l’Université de Toronto. Quand les membres de sa cohorte de lauréats et de lauréates du Prix national d’excellence pour étudiants 3M pensent à lui, les mots compatissant et dévoué viennent à l’esprit. À la mémoire de Mohammad, le Conseil de lauréats 3M a créé la Bourse du Conseil des lauréats 3M Mohammad Asadi Lari, une bourse de 1000 $ offerte à une personne pour couvrir les frais d’inscription* et autres frais pour assister au Congrès annuel de la Société pour l’avancement de la pédagogie dans l’enseignement supérieur (SAPES) (les coûts et le lieu varient chaque année).

Directives :

  • Vous devez avoir été lauréat ou lauréate du Prix national d’excellence pour étudiants 3M.
  • Vous devez prouver votre participation active dans des initiatives d’avancement de l’éducation depuis que vous avez obtenu le Prix national d’excellence pour étudiants 3M.
  • Vous devez ne pas avoir obtenu préalablement la Bourse du Conseil des lauréats 3M Mohammad Asadi Lari.
  • La préférence sera accordée aux candidats et aux candidates qui prouvent leur engagement pour éliminer les obstacles à l’enseignement supérieur.

LAURÉATS ET LAURÉATES DE LA BOURSE DU CONSEIL DES LAURÉATS 3M MOHAMMAD ASADI LARI

2022

Karen Young

Je m’appelle Karen Young ou encore Ming (elle). Grâce au financement d’une bourse d’études supérieures du Canada, je poursuis actuellement mes études en vue de l’obtention d’une maîtrise en arts et études sur l’immigration et l’établissement à l’Université métropolitaine de Toronto. Je détiens un baccalauréat en sciences avec honneurs de l’Université de Toronto Scarborough avec double majeure en psychologie sociale et politique de santé.

Dans les exemples ci-dessous sur la narration d’histoires, le mentorat et l’autonomisation intersectionnelle, on retrouve trois thèmes personnels et collectifs qui sont le fil conducteur de mes expériences vécues et professionnelles. Ces efforts supposent que les communautés d’apprentissage marginalisées, créées par la société, ont déjà voix au chapitre et avec un soutien approprié, elles peuvent aider à (re)structurer des systèmes cloisonnés qui reflètent mieux les intentions collectives de compassion sur le terrain.

(1) Organiser des conversations éducatives et communautaires dans des contextes locaux.

Quand j’étais en première année d’université, je me suis demandé comment aider à établir une conversation holistique sur le campus sur les questions d’importance. J’ai lancé l’événement inaugural TEDx à l’échelle du campus à l’Université de Toronto, qui a suscité un engagement mondial avec plus de 5000 téléspectateurs dans plus de 20 pays qui ont regardé notre diffusion en direct. Cet événement a été populaire au niveau national sur Twitter et toutes les vidéos de toutes les années ont atteint un total de plus de 1,5 million de vues sur YouTube. Depuis que j’ai obtenu le Prix national d’excellence pour étudiants 3M en 2015, j’ai été membre du même conseil consultatif que j’avais créé afin d’élaborer une stratégie pour la durabilité de l’organisation au cours de ses huit années de fonctionnement, l’un des colloques universitaires TEDx organisés depuis le plus longtemps au Canada.

(2) Déstigmatiser et améliorer l’accès aux systèmes de soutien institutionnels et communautaires.

En tant que pair, j’ai co-créé le premier magazine interdisciplinaire pour étudiants sur la santé mentale offert par des étudiants au Canada. Celui-ci a été consulté plus de 45.000 fois dans 1.500 villes du monde entier. Grâce au mentorat de professeurs, de professeures et de membres du personnel expérimentés, j’ai dirigé les deux premiers numéros, pour lesquels j’ai collaboré avec des étudiants de plus de 11 établissements d’un bout à l’autre du Canada. J’ai également créé un navigateur de ressources basé sur les besoins pour aider les étudiants de UTSC à naviguer dans les facteurs de stress structurels liés aux questions personnelles, académiques et financières, avec une section consacrée aux étudiants internationaux. À la suite de cela, j’ai accepté des invitations à venir parler de la possibilité d’élargir la conversation sur la santé mentale des points de vue personnel, académique et institutionnel.

(3) Organiser et plaider pour effectuer des changements de politiques sur ces questions.

Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai aidé à organiser l’un des colloques sur les soins de santé les plus importants de l’Ontario, qui se concentrait sur les soins primaires interprofessionnels pour viser un système centré sur le patient, auquel ont participé plus de 800 personnes. Ayant remarqué des similitudes entre ceci et l’apprentissage centré sur l’apprenant dans l’enseignement supérieur, j’ai co-dirigé des discussions avec sept autres jeunes venus de diverses régions de l’Ontario. Nous avons ensuite rédigé, édité et analysé les réponses à un sondage mené auprès de plus de 200 jeunes Ontariens et Ontariennes sur les écarts de services en matière de santé mentale des jeunes en Ontario. Trois mois après que nous avons publié nos recommandations présentées par les jeunes, la ministre de la Santé de l’Ontario, Christine Elliot, a annoncé un supplément de subvention de 172 millions de dollars sur les dix prochaines années pour la santé mentale, avec concentration sur le soutien communautaire, en particulier en éducation. Quand je me suis impliquée dans ce projet, mon intention était d’aider à soutenir les jeunes marginalisés à avoir une meilleure chance auto-déterminée pour accéder à l’enseignement supérieur.

À l’heure actuelle, je collabore avec COSTI Settlement Services où je fais des recherches sur les écarts en matière de services pour les nouveaux arrivés qui font face à des défis liés au jeu et aux addictions sur l’ensemble du spectre, et aux traumatismes. En tant qu’étudiante de cycle supérieur de première génération, et en tant que chef de file du soutien par les pairs de l’AAEECS (Avancement des assistants d’enseignement et des étudiants des cycles supérieurs) de la SAPES, j’ai co-lancé la série des petits guides de l’AAEECS qui offrent des introductions sur des sujets pertinents pour ceux et celles qui naviguent dans les expériences des étudiants des cycles supérieurs et de l’enseignement, souvent pour la première fois dans leurs groupes de soutien immédiats. J’ai également participé au StOries Project: Strangers to Ourselves, un programme de rédaction littéraire subventionné par le gouvernement fédéral qui explore les complexités de l’identité au sein de récits de migration multi-générationnels dans l’entre-deux des espaces.

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